VIIe Forum de l’Innovation de la Chambre de Commerce France-Brésil (CCFB) - 16 octobre 2015

Monsieur le Secrétaire d’Etat,
Monsieur le Président de la Chambre, cher Roland,
Mesdames et messieurs,
Chers compatriotes, chers amis brésiliens,

Je vous remercie, Monsieur le Président de la CCFB, de votre accueil et de l’organisation, en tous points remarquable, de cette VIIe édition du Forum de l’innovation.

Cet événement s’est imposé, au fil des années, comme un rendez-vous incontournable de la communauté d’affaire de Sao Paulo mais aussi des partenariats économiques entre la France et le Brésil, dont la CCFB constitue un symbole éminent.

Avant de revenir sur la thématique de l’innovation, qui nous a occupés cette matinée, je voudrais vous dire tout d’abord à quel point je suis heureux de pouvoir représenter la France au Brésil et de faire vivre l’amitié entre nos deux pays.

Cette relation franco-brésilienne est d’abord et avant tout une aventure humaine ; l’aventure des 30 000 Français qui vivent au Brésil, l’aventure des Brésiliens qui ont étudié ou travaillent avec la France. Sans parler des innombrables touristes qui visitent chaque année le pays de l’autre.

La récente visite de notre Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, M. Matthias FEKL a permis d’illustrer la vivacité de cette relation dans ses différentes dimensions : universitaire, économique, commerciale, politique. Le Secrétaire d’Etat m’a chargé personnellement de vous transmettre à tous un message d’amitié et de confiance, connaissant le rôle éminent joué par la CCFB dans le dynamisme de la présence française au Brésil.

Mesdames et messieurs,

Cette relation franco-brésilienne a la particularité d’être ancienne, profonde et dynamique, notamment en matière économique, domaine où la Chambre de Commerce exerce un rôle déterminant.

Sans vouloir vous accabler de chiffres en cette fin de matinée, je voudrais rappeler que la France au Brésil, ce sont 850 entreprises, employant plus de 500 000 personnes ; ce sont, en outre, des produits et des marques, présentes au quotidien dans l’univers du consommateur brésilien, qui sait apprécier leur qualité et leur capacité d’innovation.

Avec 32 Mds EUR de stock d’IDE, la France est le 5e investisseur du Brésil. Après l’Union européenne et Etats-Unis, le Brésil et la destination favorite des entreprises françaises qui y ont investi des montants 25% supérieurs à ceux investis en Chine, 50% de plus qu’en Russie et 7 fois plus qu’en Inde ou qu’en Turquie, pays que je viens de quitter !

Ces investissements n’auraient sans doute pu se faire de manière aussi déterminée sans l’action de la CCFB, qui accompagne au quotidien nos entreprises, dans leurs différentes démarches.

Permettez-moi de souligner en quelques mots, les qualités que je perçois dans son action :

La légitimité de sa présence d’abord : à l’instar de plusieurs de nos grands groupes, la CCFB est présente dans le paysage brésilien depuis plus d’un siècle, 115 ans exactement et a su s’affirmer comme acteur incontournable de la communauté d’affaire brésilienne.

La densité de son activité ensuite : la CCFB est présente sur 4 sites via des antennes régionales (Sao Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Curitiba). Elle travaille en synergie avec les autres acteurs présents au Brésil, comme en témoigne par exemple la signature d’une convention de partenariat entre la CCFB et Business France à l’occasion de la visite du Secrétaire d’Etat. Permettez-moi d’adresser ici mes plus chaleureux remerciements à Roland BONADONA pour ce beaux succès.
Son dynamisme, enfin, avec des initiatives précieuses telles que le prix de l’innovation, qui va être décerné dans un instant, et celui du commerce extérieur, qui permettent de mettre en valeur les coopérations et les projets les plus emblématiques de la relation bilatérale.

Mesdames et Messieurs,

La thématique de l’innovation qui nous rassemble aujourd’hui est un enjeu essentiel pour nos économies.

La France est pleinement mobilisée pour rester à la pointe de ce combat. Elle figure au 6e rang pour le nombre de brevets et au 3e rang mondial pour le nombre d’entreprises innovantes. 20 000 entreprises bénéficient chaque année du Crédit Impôt Recherche qui a représenté 5 Mds EUR d’aides fiscales en 2014.

Dans les nouvelles technologies, un dynamisme particulier a été observé autour de la « French Tech », qui catalyse les initiatives et les partenariats des start-ups dans l’économie numérique. Au dernier salon de Las Vegas qui était consacré ce domaine, songez que 25% des start-ups présentes étaient françaises !

Ces initiatives font écho aux démarches du gouvernement brésilien pour développer l’innovation et les partenariats technologiques. C’est donc tout naturellement que nos deux pays ont commencé à nouer de fructueuses coopérations ces dernières années, notamment à la faveur d’un accord-cadre de coopération signé en 2011 et réaffirmé lors de la visite d’Etat du Président François Hollande au Brésil en décembre 2013.

La présence parmi nous ce matin du Secrétaire d’Etat à l’Innovation Marco VINICIUS DE SOUZA, que je remercie pour sa présence et ses propos, témoigne du dynamisme de ces initiatives.

M. Marco VINICIUS DE SOUZA anime, côté brésilien, le groupe de travail bilatéral conjoint constitué il y a 2 ans et qui a donné lieu, en juin dernier, au lancement d’un appel conjoint pour faire émerger et accompagner financièrement des projets technologiques associant entreprises et centres de recherches français et brésiliens.

Je vous encourage donc à déposer au plus tôt vos projets dans ce domaine afin de mettre en valeur et de voir accompagner de façon privilégiée vos initiatives de recherche, de développement et d’innovation.

Les exemples réussis de de coopération technologique ne manquent pas : outre le Supercaculateur d’ATOS, dont nous avons longuement parlé ce matin, les contrats militaires qui ont donné lieu à d’importants transferts de technologies, il convient de relever le grand nombre d’entreprises françaises qui ont décidé d’installer des centres de recherche au Brésil (Total, L’Oréal, PSA, Airbus…).

Ces exemples montrent que dans la mondialisation économique, la France voit dans le Brésil un partenaire et d’un allié essentiel avec lequel nos entreprises seront amenées à nouer des coopérations sans cesse plus étroites et plus avancées, au bénéfice de nos intérêts mutuels.

C’est en tout cas cet esprit que j’ai senti souffler ce matin à la faveur des très riches échanges auxquels j’ai assisté. C’est également mon ambition que de soutenir encore davantage, au cours des prochaines années, le développement de ces partenariats industriels, scientifiques, technologiques et universitaires.

Mesdames Messieurs,

Je vous remercie pour votre attention.

Je me permets de réaffirmer le plaisir que j’éprouve à être parmi vous et les grandes espérances que je fonde sur notre travail en commun.

Vive l’amitié franco-brésilienne !

publié le 11/12/2015

haut de la page