Séminaire Naval Brésil France - 17 mai 2016

Amiral Leal Ferreira, commandant de la marine, General Silva e Luna, Secrétaire général du ministère de la Défense, Madame Perpétua Almeida, directrice du SEPROD, Monsieur l’Ingénieur Général de l’Armement Hubert L’Ebraly, sous-directeur à la direction du développement international de la DGA, Monsieur Raul Sanson, Vice-Président de la FIRJAN, mesdames et messieurs les entrepreneurs, brésiliens et français.

Bonjour à tous et merci d’être venus en nombre.

C’est un grand plaisir d’être présent parmi vous aujourd’hui pour participer à l’ouverture de ce séminaire naval franco-brésilien. Ce séminaire naval fait suite à un séminaire industriel qui s’est déroulé l’année dernière, principalement à Sao Paulo.

Le fait que le Brésil propose à la France d’organiser un tel évènement, centré sur le naval, une année après le précédent séminaire industriel, est une marque de confiance pour l’avenir et une marque de l’intensité de nos liens, et particulièrement dans le domaine naval.

Ce séminaire naval marque aussi la persévérance de l’amitié Franco-brésilienne et je tiens à remercier tous les acteurs de cette démonstration d’amitié : le SEPROD et la DGA pour l’organisation du séminaire, la Marine du Brésil pour sa présence en nombre et sa contribution active, et évidemment la FIRJAN et le GICAN pour leur indéfectible soutien.

Notre amitié est ancienne et je ne voudrais pas remonter trop loin dans le passé pour ne pas lasser. Nous pouvons simplement noter que dans les 10 dernières années, nous avons signé un partenariat stratégique franco-brésilien d’une extrême importance pour nos relations bilatérales. Ce partenariat stratégique s’est concrétisé par des grands contrats emblématiques dans les domaines naval, aéronautique et spatial :

PROSUB : qui comprend 4 sous-marins Scorpène, la base navale d’Itaguai et une aide à la conception d’un sous-marin à propulsion nucléaire, hormis la partie nucléaire ;

HX-BR : qui représente 50 hélicoptères EC725 Caracal, répartis équitablement entre les 3 forces armées avec 2 hélicoptères pour la présidence ;

SGDC : qui est un satellite de télécommunications civiles et militaires.

L’année dernière encore, le Brésil a acquis notre TCD Siroco, aujourd’hui NDM Bahia. Aujourd’hui notre coopération militaire couvre tout le spectre des relations de défense : politico-militaire, opérationnel et armement.

Dans le cadre de notre partenariat stratégique, ces grands contrats s’appuient sur une authentique relation de partenariat.

Si nous prenons les exemples de DCNS (PROSUB), d’Airbus (HX-BR) ou de Thales (SGDC), toutes trois représentées ici, elles ont toutes fait de grands efforts pour développer au Brésil des capacités industrielles de production et d’ingénierie, réaliser du transfert de technologies et de la formation de personnel.

Sur le SGDC par exemple, c’est une quarantaine d’ingénieurs brésiliens qui sont partis en France participer à la construction du satellite. C’est encore une trentaine de brésiliens qui partent encore en France cette année pour d’autres transferts de technologies.

Les outils de production développés pour PROSUB sont gigantesques. La première coque de sous-marin fut partiellement réalisée en France, mais assemblées au Brésil et toutes les suivantes sont et seront produites au Brésil.

Les bureaux d’études d’Hélibras qui ont été mis en place pour soutenir le programme HX-BR créent des modifications qui sont implantées sur les hélicoptères brésiliens, mais travaillent aussi pour la flotte mondiale des hélicoptères d’Airbus.

Aujourd’hui, c’est une vingtaine de sociétés françaises qui participent à notre séminaire naval. Elles savent l’importance stratégique pour le gouvernement brésilien du transfert de technologie et du développement de sa base industrielle de défense. Elles sont prêtes à s’investir au Brésil dans une relation mutuellement bénéfique : implantation de capacités industrielles au Brésil et ouverture de nouveaux marchés en Amérique du Sud. Je ne peux que vous encourager à aller dans ce sens.

Je salue ici les représentants des sociétés françaises et brésiliennes qui sont la preuve de cette envie de travailler ensemble et qui nourriront notre partenariat stratégique pour qu’il s’inscrive dans le long terme.

Nos Etats se doivent d’être présents aux côtés de ces industriels, en s’attachant à créer les conditions favorables de tels partenariats, permettant de rapprocher nos tissus industriels, donc nos deux pays. C’est évidemment essentiel pour une industrie dont les investissements technologiques et humains se mesurent sur plusieurs décennies.
De nouvelles perspectives de partenariat existent entre nos deux pays et la France est prête à s’impliquer comme nous l’avons déjà fait par exemple pour PROSUB. Nous continuerons à nous engager à vos côtés si le Brésil le souhaite.

Je forme ainsi le vœu que nous puissions saisir ensemble toutes les opportunités de coopération qui s’offrent pour que le Brésil et la France poursuivent cette relation gagnant-gagnant.

Je compte sur tous les industriels présents pour faire de cet évènement un succès à la hauteur de nos ambitions communes et de notre entente.
Vive l’amitié franco-brésilienne.

publié le 08/07/2016

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