Presse du 17 décembre.

Copenhague : Brésil, Indonésie et Norvège lancent un appel commun.

Valor Economico publie aujourd’hui une tribune conjointe signée par le Président Lula, le Président indonésien Susilo B. Yudhoyono et le Premier-Ministre norvégien Jens Stoltenberg.

Sous le titre « Nous devons sauver les forêts tropicales et le climat », les trois hommes affirment que les trois pays qu’ils représentent « vont assumer leurs responsabilités ». Le changement climatique est le plus grand défi de notre siècle » dit le texte. « Les leaders mondiaux se sont engagés à limiter à deux degrés le réchauffement. A Copenhague, nous devons tenir cette promesse. Pour éviter un changement catastrophique du climat, tous les pays doivent apporter leur contribution selon leur degré de responsabilité commune, qui peuvent être différents, et selon leurs capacités respectives ».

Pour les trois gouvernants, « Les pays développés doivent conduire ces efforts en prenant des mesures de réduction significatives de leur émissions nationales. Les pays en développement doivent s’engager à ce que leur processus de croissance économique s’accompagnent d’une diminution chaque fois plus forte des émissions de carbone. Et cela ne sera pas possible, au final, sans un appui financier significatif des pays développés ».

« Nous représentons trois pays qui assumeront leurs responsabilités. Le Brésil a annoncé des mesures pour réduire d’ici 2020 ses émissions de 36,1 à 38,9% (…) Le Brésil espère recevoir un appui international compatible avec ces initiatives. L’Indonésie s’est engagée à diminuer ses émissions de 26% par ses propres moyens, et de 40% si elle obtient les moyens internationaux adéquats (…) La Norvège s’est engagée de son côté à réduire d’ici 2020 de 30% ses émissions par rapport au niveau de 1990. Elle pourrait atteindre les 40% si un régime international contre les changements climatiques plus ambitieux était approuvé ».

« La déforestation de la forêt tropicale peut être réduite à coût raisonnable (…) Nous devons en premier lieu attribuer une valeur économique à la forêt (…) En deuxième lieu, nous avons besoin d’un partenariat fondé sur les résultats. Les pays propriétaire de forêts tropicales mèneront leur propre stratégie nationale et les pays développés financeront les réductions d’émission vérifiées. En troisième lieu, il est nécessaire de garantir un financement pour établir un système solide de surveillance des émissions ».
« Un accord sur la déforestation peut contribuer de manière décisive au succès de Copenhague. Nous savons ce qu’il faut faire, nous savons comment le faire. L’heure est venu d’agir ».

publié le 18/12/2009

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