Presse du 16 décembre.

Copenhague : Ban Ki-Moon et José Serra sont d’accord chacun de leur côté : le Brésil peut faire plus

Dans un entretien « exclusif » qu’il a accordé à « O Globo », le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a défendu la nécessité d’aboutir rapidement à un traité « juste, large et solide » sur l’Environnement « qui aura un effet opérationnel immédiat et qui inclura une aide financière à court terme pour les pays en développement ». Pour lui, l’objectif est d’aboutir à Copenhague à un accord « politiquement contraignant qui prévoit des objectifs ambitieux pour les pays développés et ceux en développement, qui doivent limiter leurs émissions de gaz, au travers d’actions nationales ». Le Sud-Coréen précise que « des aides financières et technologiques seront prévues pour les pays en développement ». A la question de savoir qui doit payer, Ban Ki-Moon répond qu’il n’est pas l’heure de se renvoyer les responsabilités : « Nous sommes face à un défi global qui nécessite une réponse globale. Le problème est que les changements climatiques atteignent plus les pays en développement, qui n’ont pas les moyens de s’adapter. Je lance donc un appel aux pays financiers pour qu’ils assument l’aide financière ».

D’un autre côté, le Secrétaire Général pense que les pays en voie de développement, dont le Brésil, « peuvent encore aller plus loin dans les objectifs qu’ils se sont fixés » et il défend « la nécessité d’une structure de gouvernance globale » dans le domaine de l’Environnement.

Toujours dans O Globo, le Gouverneur de São Paulo et favori pour la course à la Présidentielle de 2010, José Serra, explique dans une tribune sa vision de la politique qui doit être menée au Brésil en matière environnementale. Il est à Copenhague, explique-t-il, pour montrer les résultats positifs qu’il a obtenu en ce domaine dans son Etat de São Paulo grâce à une politique de développement des réseaux ferroviaires et d’utilisation accrue des énergies renouvelables. Il invoque également une raison personnelle : « En ma qualité d’économiste, je pense que le processus en cours menant vers une économie verte induira une nouvelle manière de produire et de consommer dans le monde ». Selon lui, « les pays et les entreprises qui anticiperont les innovations technologiques sortiront gagnants de la compétition internationale ».

« Nous ne pouvons laisser passer cette chance historique de transformer le Brésil en une véritable puissance environnementale », ajoute-t-il.

publié le 16/12/2009

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