Presse du 15 décembre.

La campagne présidentielle brésilienne exporte à Copenhague

« Les présidentiables prennent position sur le Climat » (O Estado de São Paulo » - Les présidentiables exportent les élections brésiliennes à Copenhague » (Valor Economico) – « Tribune brésilienne au sommet sur le Climat » (Jornal do Brasil) : Les trois plus sérieux candidats à l’élection présidentielle brésilienne de 2010, José Serra (PSDB), Marina Silva (PV) et Dilma Roussef (PT) sont à Copenhague et tiennent à le faire savoir.

Par presse interposée, chacun donne son opinion sur le rôle que doit jouer le Brésil. Les positions de José Serra et de Marina Silva sont proches :
- pour le Gouverneur de São Paulo, le Brésil doit participer financièrement au fonds d’entraide qui sera créé pour aider les pays pauvres et en développement à prendre des mesures pour lutter contre l’émission de gaz à effet de serre : « cela permettra au Brésil d’exercer une pression sur les pays en développement et la symbolique sera forte ». Il propose une contribution à hauteur de 1 milliard de dollars sur 10 ans.
- pour l’ancienne Ministre de l’Environnement, le Brésil « ne doit pas fuir ses responsabilités et doit donner l’exemple ». Elle propose également une contribution de 1 milliard de dollars.
- pour Dilma Roussef, au contraire, c‘est avant tout aux pays développés de prendre leurs responsabilités : « qu’ils avancent des chiffres et ce ne sera qu’ensuite que les pays qui éventuellement contribueront sur la base du volontariat donneront les leurs ». Selon elle, les chiffres avancés par ses deux concurrents sont fantaisistes : « qu’est-ce qu’un milliard ? Si nous devons contribuer de manière volontaire à ce fonds, nous le ferons, mais avec des mesures fortes et non un simple geste symbolique ».

Valor Economico annonce par ailleurs que le Président Lula anticipera son arrivée à Copenhague de 24h afin de « renforcer la position brésilienne » dans les négociations : respect du protocole de Kyoto et rejet de l’idée que pays développés et pays en développement ont d’égales responsabilités.

Sur le Sommet, O Globo évoque une « course contre le temps » et parle d’une « atmosphère glaciale entre riches et pauvres ». Les Africains seraient « furieux du manque de transparence et de démocratie du processus ». Pour l’Estado, « les pays émergents paralysent le débat »

Enfin, selon la Folha, « la Conférence de Copenhague bat le record d’émission de CO2 (équivalent au total émis annuellement par 500.000 Ethiopiens) ».

publié le 15/12/2009

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