Presse du 09 décembre 2009.

Dilma Roussef, cheffe de la délégation brésilienne à Copenhague, défend l’énergie hydraulique.

Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien Valor Economico, Dilma Roussef, cheffe de la délégation brésilienne à Copenhague, a expliqué sa politique en matière environnementale dans un exercice qui s’est transformé en début de programme électoral.

Selon elle, « le Brésil a brisé un tabou et a démontré qu’il est possible de combiner croissance et environnement ». L’objectif qu’elle se fixe pour Copenhague est que « les pays riches réduisent leurs émissions de gaz de 25% à 40% par rapport à 1990, qu’ils respectent le Protocole de Kyoto et que, dans le même temps, il présentent un ensemble de financements pour que les pays en développement, qui n’ont pas une obligation d’objectifs, puissent prendre des mesures pour s’adapter ».

De son côté, explique-t-elle, le Brésil va réduire ses émissions de 36,1% à 38,9% : « 50% de cet objectif se fera au travers d’actions contre la déforestation de l’Amazonie et du Cerrado. Pour le reste, nous allons poursuivre –et accélérer- notre politique en faveur des énergies nouvelles, de l’agriculture et prendre quelques petites mesures dans le domaine de l’industrie et du secteur sidérurgique ». Ce secteur concerne au Brésil une infime partie du rejet dans l’atmosphère de gaz à effet de serre : « la pollution vient de l’énergie utilisée pour faire fonctionner ce secteur », précise-t-elle. Et de rappeler que le Brésil à une matrice hydroélectrique très forte (86%), ce qui pollue peu.

Dilma Roussef défend l’énergie hydroélectrique contre l’énergie éolienne, « qui est très chère et n’assure pas l’approvisionnement. Il n’existe pas encore de technologie pour produire du vent. Et dès qu’il n’y a pas de vent, nous ne savons plus quoi faire ».

publié le 11/12/2009

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