Presse du 08 décembre 2009.

Sommet de Copenhague : premier jour et premiers commentaires

L’ouverture du Sommet de Copenhague fait la « une » de beaucoup de journaux aujourd’hui, avec des titres alternant l’optimisme et le pessimisme.

Pour O Globo, « Obama surprend tout le monde et utilise la santé publique pour contrôler les émissions ». Le journal explique que « grâce à une décision applaudie lors de l’ouverture du COP-15, l’Agence environnementale américaine a classé le CO2 et cinq autres gaz à effet de serre comme étant préjudiciables à la santé. Avec cette décision, l’Administration fédérale pourra contrôler directement les émissions, même sans approbation du Congrès ». Le journal estime que « cette mesure redonne espoir en un accord à la Conférence sur le Climat » en donnant à Barack Obama plus d’autonomie dans les négociations.

Le Correio Braziliense a choisi, lui, de mettre l’accent sur la reconnaissance par les Américains du danger qu’encoure la planète et des effets des émissions de gaz sur le changement climatique, ce qui constitue pour le journal « un virement significatif » de la politique américaine et offre « un peu plus d’espoir pour faire du Sommet une avancée significative dans la lutte contre le réchauffement global ». Le quotidien cite l’Ambassadeur français pour les questions climatiques, Brice Lalonde, pour qui cette annonce représente « l’aboutissement d’une longue bataille ».

La position américaine est également au cœur des articles de la Folha de Sãio Paulo, qui explique que de nombreux pays attendent beaucoup de l’annonce qui sera faite la semaine prochaine par Barack Obama.

Les autres quotidiens, plus pessimistes, ont choisi de mettre l’accent sur l’aspect financier des mesures qui seront prises. Pour l’Estado de São Paulo, « Les pays riches bloquent les ressources dédiées aux pays émergents pour le climat ». Pour l’éditorialiste du journal, Copenhague sera une affaire de chiffres : « Sans un objectif clair de réduction des émissions et sans une aide financière aux pays les plus atteints par les changements climatiques, Copenhague sera un fiasco ». Pour Valor Economico, « L’argent peut bloquer Copenhague » : « Le plus grand obstacle à un accord international sur le climat est le manque de ressource pour financer le défi de contenir et d’adapter le monde aux changements climatiques », écrit le quotidien économique.

publié le 08/12/2009

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