Presse des 12, 13 et 14 décembre 2009.

Copenhague : Le Brésil hausse le ton, Dilma Roussef en désaccord avec la position brésilienne.

Arrivée samedi à Copenhague, la cheffe de la délégation brésilienne et accessoirement probable candidate à l’élection présidentielle de 2010, Dilma Roussef, a organisée dimanche une rencontre avec la presse de son pays dont nombre de journaux rendent compte.

Pour l’Estado de São Paulo, « Le gouvernement brésilien hausse le ton ». Le journal explique que « Dilma Roussef a accusé les pays riches d’inverser les rôles en traitant les pays en développement =dont le Brésil= comme s’ils faisaient partie des leurs ». La Ministre a qualifié de « scandale » l’idée selon laquelle les pays en développement aient à contribuer financièrement au fond global de lutte contre le réchauffement climatique. Selon elle, le Brésil va investir contre l’émission de gaz à effet de serre, mais souhaite avoir accès également aux financements internationaux : « Il existe des domaines que nous pouvons gérer avec notre propre argent, mais nous avons besoin de financement » pour avancer plus vite, ajoute-t-elle dans des propos repris par la Folha de São Paulo. Le journal précise que « Dilma a critiqué la proposition du Brésil de participer au fond mondial, comme le souhaitent l’UE et les USA ».

Quant aux objectifs, la Ministre défend un accord proposant une réduction de 50% des émissions de gaz d’ici à 2050, avec comme base les chiffres de 1990. Par rapport à d’autres chiffres qui circulent (85%, voire 95%), cet objectif est qualifié de « timide » par la Folha.

Pour Valor Economico, « la Conférence sur le Climat » entre dans une semaine décisive sans qu’aient été défini les deux points les plus fondamentaux : des objectifs ambitieux de réduction des émissions de la part des pays riches et l’aide financière qui sera apportée aux pays en développement pour mieux gérer leurs politiques environnementales. « L’argent n’est pas encore sur la table » a résumé l’Ambassadeur brésilien Alberto Figueiredo Machado. Pour Dilma Roussef, un accord ne sera trouvé que si les pays riches commencent à faire des propositions de financement. Ce n’est qu’après que certains pays en développement s’engageront ou non à faire des propositions volontaires ».

Commentant cette situation, O Globo parle « d’impasse » et laisse entendre que le Brésil n’est pas disposé à céder : « Le Brésil a une position ferme » aurait déclaré Dilma Roussef.

publié le 14/12/2009

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