La Coopération technique

La France et le Brésil ont noué de longue date des partenariats institutionnels au niveau des administrations et organes fédéraux, étatiques, municipaux ainsi que des collectivités locales, dans le domaine des enjeux globaux (développement durable et santé) et de la gouvernance (modernisation de l’Etat, droits et justice). L’objectif est de favoriser les échanges d’expertises sur les grands défis contemporains et de promouvoir les solutions françaises. Ces coopérations s’appuient sur des séminaires et colloques conjoints, des missions d’experts ainsi que sur l’octroi de bourses de stage de haut niveau en France. La coopération décentralisée complète les partenariats existants.

Gouvernance

La question de la modernisation de l’Etat et de l’action publique est au cœur du partenariat entre la France et le Brésil en matière de gouvernance. Notre action concerne en priorité l’appui à la formation des élites brésiliennes aux trois niveaux de l’État, en lien avec les écoles de formation des hauts fonctionnaires (ENA et ENAP, DGFIP et ESAF, Institut Rio Branco notamment). Elle vise également à favoriser le dialogue et l’échange de bonnes pratiques concernant la simplification administrative, l’innovation dans l’action publique, l’amélioration de la qualité des dépenses publiques et la gestion de la dette de l’État.

Les échanges en matière de droits et justice entre la France et le Brésil sont particulièrement denses. L’action de la France porte sur la formation des magistrats, le rapprochement de nos jurisprudences respectives, l’appui au renforcement des organes de justice ainsi que l’organisation de formations, de séminaires et le partage d’expériences sur des thèmes ciblés (environnement, droits des enfants, lutte contre la corruption notamment). La promotion des droits de l’Homme et des libertés fondamentales au Brésil, et plus particulièrement ceux des populations vulnérables, constitue par ailleurs une priorité pour la France.

Enjeux globaux

Au regard de l’importance des enjeux environnementaux au Brésil, la France mène depuis plus d’une vingtaine d’année des actions en faveur du développement durable, en accompagnement des projets menées par les organismes de recherches (CIRAD, IRD). Elle se concentre principalement sur la lutte contre le changement climatique et la déforestation, la préservation et la valorisation de la biodiversité, la gestion de l’eau, l’agriculture familiale et la ville durable.

La coopération en matière de santé publique mise en place entre la France et le Brésil à partir de 1989 est structurée autour de deux axes principaux : la lutte contre le SIDA et la sécurité transfusionnelle. Plus de 180 spécialistes de santé sur le SIDA ont ainsi été formés à la faveur de cette coopération et de nombreux programmes de recherches conjointes avec l’Agence nationale de recherche sur le SIDA et les hépatites ont vu le jour. La santé transfrontalière avec la Guyane constitue également un sujet d’échanges important. Un cadre politique a été donné à ces partenariats avec la signature en 2015 d’une Déclaration d’intention entre les ministères de la Santé des deux pays et l’organisation des premières Assises de la santé franco-brésiliennes. Le champ de la coopération sanitaire bilatérale a ainsi été élargi aux thématiques de la gouvernance des systèmes de santé, des coopérations inter-hospitalières, des maladies chroniques et de l’épidémiologie.

Coopération décentralisée

La coopération décentralisée entre la France et le Brésil, officialisée dans le protocole signé en Guyane le 12 février 2008, est très riche, bien que relativement récente. Plus d’une vingtaine d’accords lient des collectivités locales des deux pays, sur des thématiques aussi diverses que l’attractivité du territoire, le développement durable et les aires protégées, l’innovation, l’économie, la revitalisation urbaine, la culture, les échanges scientifiques, la démocratie participative. La coopération décentralisée entre les acteurs locaux du Brésil et de la Guyane revêt une importance particulière au regard des enjeux transfrontaliers.

publié le 19/01/2017

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