Jérôme Bel

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Jérôme Bel, The show must go on @Mussacchio Laniello

PRÉSENTATION DU SPECTACLE « THE SHOW MUST GO ON (2001) »

" Jérôme Bel a reçu un Bessie Award pour les représentations de The show must go on à New York en 2005 "

Avec The show must go on, Jérôme Bel dissèque les mécanismes du spectacle, en mettant en scène une vingtaine d’interprètes, avec un DJ qui enchaîne les tubes des trente dernières années. Il joue avec les attendus de la représentation et les effets-miroirs entre danseurs et spectateurs.

Alors que le dramatique sur scène peut parfois requérir ou exiger mon attention au coup par coup, la magie de The show must go on, comme dans nombre de pièces de Bel, naît de ce que l’artiste me donne le temps et l’espace pour voir, pour m’ennuyer, pour y trouver un intérêt. L’uniformité de la ligne, la plasticité des acteurs qui se mettent au travail, la lenteur des changements dans la pièce et la simplicité des mouvements, tout cela dissimule (ou plutôt produit) une profusion de détails vivants, stupéfiants. » Tim Etchells

« La possibilité d’une œuvre d’art aujourd’hui, même une chorégraphie, n’est pas d’énoncer un propos mais d’inviter le spectateur à se réinventer lui-même, ou peut-être d’une manière moins utopique, à rechercher son idéologie du regard, à se construire lui-même. L’œuvre d’art ne peut rien dire en elle-même, elle peut représenter une idée politique ou un concept, mais aujourd’hui l’œuvre d’art est une formulation d’elle-même. L’œuvre d’art ne peut qu’étudier, ou rechercher, son propre domaine, et devenir consciente à travers la réflexion (per speculum in aenigmae), c’est seulement à partir de cette prise de conscience qu’elle peut devenir l’expérience de Soi-même (le spectateur) mais jamais l’expérience de quelque chose d’autre. Participer à une expérience artistique est toujours l’expérience du Soi. » Marten Spangberg

REPRÉSENTATIONS :

Rio de Janeiro
Festival Panorama
The Show must go on
Teatro Carlos Gomes
22 et 23/11

FICHE TECHNIQUE

Conception et mise en scène : Jérôme Bel
Musique : Leonard Bernstein, David Bowie, Nick Cave, Norman Gimbel and Charles Fox, J. Horner, W.Jennings, Mark Knopfler, John Lennon and Paul Mac Cartney, Louiguy, Galt Mac Dermott, George Michael, Erick "More" Morillo and M. Quashie, Edith Piaf, The Police et Hugh Padgham, Queen, Lionel Richie, A.Romero Monge and R. Ruiz, Paul Simon
Création : Paris, 4 janvier 2001, Théâtre de la Ville
Interprétation : Distribution en cours
Assistants : Frédéric Seguette, Olga de Soto
Assistants locaux : Dina Ed Dik et Henrique Neves
Casting : Barbara Van Lindt et Jérôme Bel
Direction technique : Gilles Gentner
Production : Théâtre de la Ville (Paris), Gasthuis (Amsterdam), Centre Chorégraphique National Montpellier Languedoc-Roussillon (Montpellier), Arteleku Gipuzkoako Foru Aldundia (San Sebastián), R.B. (Paris)
Durée : 90 minutes

Partenaires : R.B. reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France, au titre de l’aide à la compagnie chorégraphique conventionnée, et de l’Institut Français, Ministère des Affaires Etrangères, pour ses tournées à l’étranger

Note : pièce inscrite au répertoire de la Deutsches Schauspielhaus de Hambourg (2000-2005) et au répertoire du ballet de l’Opéra de Lyon (2007-2014)
Conseil artistique et développement de la compagnie : Rebecca Lee
Administration : Sandro Grando

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Jérôme Bel, Gala @JosefinaTommasi

PRÉSENTATION DU SPECTACLE « GALA » (année de création 2015)

« Gala replace au premier plan les attentes du spectateur, et brouille la frontière entre échec et réussite dans le spectacle, en suggérant que le théâtre est une communauté, à la fois sur scène et en dehors. C’est un tour de force, férocement divertissant et profondément radical. » Roslyn Sulcas

« Envisager autrement la danse. Ouvrir le théâtre à ceux qu’il ne représente jamais. Se demander : comment l’art met en commun ? Artiste majeur de la scène contemporaine, Jérôme Bel revient avec une proposition qui s’est imposée durant un atelier mené avec des amateurs en Seine-Saint-Denis. Le gala, forme festive et collective, mêle ici professionnels de la danse et amateurs issus de divers horizons. Sans jamais appeler au jugement, les différents numéros révèlent la manière dont le répertoire culturel de chacun engage un rapport singulier au désir d’autre chose, de joie, de perfection, de transfiguration, et de partage politique, qu’est la danse. Et l’inventaire de cette « danse sans qualité » ne révèle pas seulement la multiplicité des modèles esthétiques. Il œuvre dans un désir partagé. » Marie-José Malis

Avec Gala, Jérôme Bel poursuit sa patiente déconstruction de la représentation institutionnelle de la danse, moins attaché à en détruire les dogmes qu’à en interroger les absences, les silences fortuits et les oublis volontaires.

(…) Sa lutte contre la grande exclusion du spectacle y prend la forme d’un gala, d’une célébration collective non professionnelle, sapant l’autorité du « bien danser » au profit du pur plaisir de se produire. De ces corps novices, Gala explore la plasticité physique et intellectuelle, en mobilisant leur désir de s’exprimer par la danse et leur capacité à incarner, même a minima, un savoir chorégraphique.

Inspirée par l’expérience d’un workshop avec des amateurs de Seine-Saint-Denis, la pièce explore une voie alternative aux canaux officiels de l’art chorégraphique. Le choix de la forme du gala, parent pauvre du spectacle pro, met ainsi à l’honneur la simplicité d’exécution de la danse domestique, celle que l’on peut pratiquer chez soi, sans maîtrise, ni technique, au sacrifice assumé de l’intérêt proprement esthétique. Venus avec leurs habits de fête, piochés dans leurs garde-robes personnelles, les danseurs s’approprient ce lieu de pouvoir qu’est la scène et en défont en quelque sorte l’autorité. Rendu à sa nudité, comme dans tous les spectacles de Jérôme Bel, le plateau se présente comme un vide à investir pour ces interprètes improvisés. Dans ce lieu neutralisé, la représentation de leurs savoirs intuitifs et de leurs gestes bricolés illustre l’idée d’une « égalité des intelligences », théorisée par Jacques Rancière dans Le Maître ignorant, en la déplaçant dans le champ de la danse : au même titre qu’il n’y a pas plusieurs façons d’être intelligent, Gala postule une continuité entre toutes les manières de danser. Jérôme Bel discrédite du même coup la réduction de l’amateur à sa prétendue impotence, à sa définition comme figure imparfaite et affadie du spécialiste, pour valoriser son potentiel chorégraphique. (…).

Pour Bel, comme pour Rancière, la valorisation d’un savoir intuitif et inconsciemment absorbé, qui met l’intelligence au service de la volonté, est capable de désinhiber les désirs de danser, Gala finissant par se lire comme un manifeste hédoniste pour une danse décomplexée. » Florian Gaité

REPRÉSENTATIONS :

São Paulo
SESC Bom Retiro
29 et 30/10

FICHE TECHNIQUE

Conception : Jérôme Bel
Assisté de : Maxime Kurvers
de et par : distribution en cours
Assistants locaux : Simone Truong et Dina Ed Dik
Costumes : les danseurs
Coproduction : Dance Umbrella (Londres), TheaterWorks Singapore/72-13, KunstenFestivaldesArts (Bruxelles), Tanzquartier Wien, Nanterre-Amandiers Centre Dramatique National, Festival d’Automne à Paris, Theater Chur (Chur) et TAK Theater Liechtenstein (Schaan) - TanzPlan Ost, Fondazione La Biennale di Venezia, Théâtre de la Ville (Paris), HAU Hebbel am Ufer (Berlin), BIT Teatergarasjen (Bergen), La Commune Centre dramatique national d’Aubervilliers, Tanzhaus nrw (Düsseldorf), House on Fire avec le soutien du programme culturel de l’Union Européenne
Production : R.B. Jérôme Bel (Paris)
Avec le soutien du : CND, un centre d’art pour la danse (Pantin) et de la Ménagerie de Verre (Paris) dans le cadre du Studiolab, pour la mise à disposition de leurs espaces de répétitions
Remerciements : Maguy Marin, les partenaires et participants des Ateliers danse et voix, ainsi que NL Architects et Les rendez-vous d’ailleurs
Durée : 1h30 environ
Conseil artistique et développement de la compagnie : Rebecca Lee
Administration : Sandro Grando
Référent technique : Gilles Gentner
La compagnie reçoit le soutien de : DRAC - Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France - Ministère de la culture et de la communication - en tant que compagnie chorégraphique conventionnée
IF - Institut Français - Ministère des Affaires Etrangères - pour ses tournées à l’étranger
ONDA - Office National de Diffusion Artistique pour ses tournées en France

BIOGRAPHIE DE JÉROME BEL

Jérôme Bel vit à Paris et travaille internationalement. Nom donné par l’auteur (1994) est une chorégraphie d’objets. Jérôme Bel (1995) est basée sur la totale nudité des interprètes. Shirtologie (1997) met en scène un danseur portant plusieurs dizaines de T-shirts. Le dernier spectacle (1998) cite un solo de la chorégraphe Susanne Linke, ainsi qu’Hamlet et André Agassi. Xavier Le Roy (2000) est signée par Jérôme Bel mais entièrement réalisée par le chorégraphe Xavier Le Roy. The show must go on (2001) réunit vingt interprètes, dix-neuf chansons pop et un DJ. Véronique Doisneau (2004) est un solo sur le travail de la danseuse de l’Opéra de Paris, Véronique Doisneau. Isabel Torres (2005), pour le ballet du Teatro Municipal de Rio de Janeiro, en est la version brésilienne. Pichet Klunchun and myself (2005) est conçu à Bangkok avec le danseur traditionnel thaïlandais Pichet Klunchun. S’ensuit Cédric Andrieux (2009), danseur de Merce Cunningham. 3Abschied (2010) est une collaboration d’Anne Teresa De Keersmaeker et Jérôme Bel à partir du Chant de la Terre de Gustav Malher. Disabled Theater (2012) est une pièce avec les acteurs professionnels handicapés mentaux du Theater Hora, compagnie basée à Zurich. Cour d’honneur (2013) met en scène quatorze spectateurs de la Cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon. Avec Gala (2015), le chorégraphe fait danser ensemble professionnels de la danse et amateurs issus de divers horizons. Pour Tombe (2016), pièce créée à l’invitation de l’Opéra National de Paris, Jérôme Bel a proposé à des danseurs du ballet d’inviter, pour un duo, la personne avec laquelle jamais ils ne partageraient cette scène.

+ d’infos : www.jeromebel.fr

publié le 06/10/2016

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