Forum " Saude, interações espaciais e Saberes" - 23 de setembro de 2015

Senhor Reitor da Universidade de Brasilia,

Senhor Diretor da saude ambiental do Ministerio da saude,

Senhores representantes da Fondação Instituto Oswaldo CRUZ (FIOCRUZ), da Uniao geografica internacional (UGI), do Conselho Nacional de Desenvolvimento Científico e Tecnológico (CNPq), da Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior (CAPES) e do Instituto de pesquisa e desenvolvimento (IRD),
Senhoras, senhores,

E um prazer e uma honra para me de participar da abertura oficial deste Forum « Saude, interações espaciais e Saberes », na ocasião desses quatro dias do Sétimo Simposio de Geografia da Saude.

Se me autorizarem, agora vou continuar minha fala em francês

Je tiens à saluer toutes les institutions dont les efforts conjugués ont permis sa réalisation : l’UnB, la FIOCRUZ et l’IRD, pour avoir porté et organisé l’événement ; le ministère brésilien de la santé, l’OPAS, le CNPq, la CAPES, le Gouvernement du DF et bien sûr et d’abord les intervenants émérites, venus de 15 pays, dont les contributions vont alimenter vos débats.

Trois problématiques majeures traversent ce symposium : la santé, le climat et l’environnement. Inextricablement liées, elles conditionnent l’avenir de la planète et de ses habitants. 

La santé est une préoccupation majeure en France et au Brésil, et a fortiori dans les pays les moins développés pour lesquels son accès est une aspiration encore mal, voire non satisfaite. Si les innovations offrent l’espoir de vaincre les maladies, encore doivent-elles être accessibles à tous. Par ailleurs de nouvelles pathologies, les maladies chroniques, se développent tandis que les maladies transmissibles, que l’on pensait pouvoir éradiquer, ressurgissent et résistent aux médicaments.
Dès 1992, la déclaration de Rio sur l’environnement et le développement affirmait que les êtres humains « ont droit à une vie saine et productive, en harmonie avec la nature ». Depuis lors, la santé s’est affirmée dans l’agenda international : en 2000, comme l’un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) de la stratégie mondiale de l’ONU à 15 ans ; en 2012, dans la déclaration de Rio +20, comme condition préalable, résultat et indicateur des trois volets du développement durable.

C’est pour répondre aux attentes légitimes des citoyens de la planète que la France, second contributeur au fonds mondial après les USA, a déployé une diplomatie de la santé ambitieuse depuis plusieurs années. Appuyée sur l’objectif de « couverture sanitaire universelle », elle s’incarne dans des initiatives fortes à l’échelle internationale, en cohérence avec la stratégie OMS, et sur des partenariats pour l’amélioration des systèmes de santé locaux. Ces dernières années, la France et le Brésil ont plaidé de concert, au côté d’autres pays, pour que la santé figure parmi les Objectifs de développement durable post-2015 (ODD). Leur adoption est proposée en ce moment même à l’Assemblée Générale de l’ONU.

Le climat. Les évolutions épidémiologiques précitées sont pour une large part, le contrecoup de nos modes de vie et de la dégradation de notre environnement et notamment du climat. Le constat de la communauté scientifique de l’impact sanitaire du changement climatique est sans appel : augmentation des maladies cardio-vasculaires et des infections respiratoires ; prolifération vectorielle et insécurité sanitaire et alimentaire accrues. La pollution atmosphérique représente aujourd’hui la plus grande menace sanitaire environnementale mondiale, avec près de 7 millions de décès annuels. Ces impacts vont augmenter de manière exponentielle, avec des conséquences majeures sur les systèmes de soins.

L’environnement. Climat et environnement sont étroitement corrélés. D’où l’importance de ce colloque en géographie de la santé et ses approches intégrées pluridisciplinaires. D’une part, même si tous sont concernés, tous les territoires ne sont pas touchés à l’identique par le risque climatique : inondations pour certains, sécheresse pour d’autres. Cette réalité préoccupante fut illustrée ici même au Brésil ces derniers mois. D’autre part, les interactions jouent dans les deux sens : les actions bénéfiques pour l’environnement sont co-bénéfiques pour la santé, telles les modifications de nos modes de déplacement et la promotion de mobilités urbaines actives, avec des transports moins polluants.

Pour faire face aux défis de ces trois problématiques, trois axes d’action s’imposent à nous :

Tout d’abord, une meilleure connaissance des phénomènes est indispensable pour mieux comprendre l’impact du changement climatique sur l’environnement et la santé. C’est indispensable pour convaincre les derniers sceptiques, pour inciter à la mobilisation collective et rechercher des solutions. Il nous faut donc encourager les travaux scientifiques nationaux et internationaux, tels les projets, de l’IRD et de la FIOCRUZ et de bien d’autres partenaires en Amapa et en Guyane. Soutenus par le programme Guyamazon, ils visent à établir les bases scientifiques et opérationnelles d’un observatoire transfrontalier des changements environnementaux et des risques d’émergence des maladies vectorielles comme le paludisme.

Un partenariat intersectoriel et international : la France adhère à la vision des enjeux climatiques portée par l’OMS qui consiste à articuler politiques de santé, d’urbanisme et de transport. Il est aussi indispensable de multiplier les partenariats bilatéraux-et multilatéraux en santé. A cet égard, la France ne peut que se féliciter de la qualité de son partenariat de longue date avec le Brésil, dont témoignent les relations étroites entre la FIOCRUZ et de nombreux instituts de recherche français. Il s’est formalisé depuis l’an dernier dans une déclaration commune de nos deux Ministres de la santé et s’est concrétisé en juillet dernier par la tenue des premières assises franco-brésiliennes de la santé à Brasilia, en présence des deux Ministres.

Il nous faut enfin une volonté commune, soutenue par tous les pays. Plus que jamais, le combat contre le changement climatique, ses conséquences graves sur la santé et l’environnement passe par une mobilisation à l’échelle globale, coordonnée, afin de s’adapter mais surtout d’en réduire les effets. Il s’agit d’une urgence vitale.

Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, agir seul, c’est à coup sûr échouer.

L’année 2015 offre une occasion historique à l’ensemble de la communauté internationale d’œuvrer de concert à l’élaboration d’un nouveau modèle de développement, durable, respectueux de l’environnement et du bien-être des populations. A New York aujourd’hui, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies précitée. Mais aussi et surtout à l’occasion de la 21ème conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques – la COP21 – que la France accueillera en décembre à Paris.

L’objectif sera de bâtir ensemble une « Alliance de Paris pour le Climat », qui nous permette de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et d’adapter nos sociétés aux dérèglements existants. Il nous faudra parvenir à la signature d’un accord universel, contraignant et durable, prenant en compte les différences entre les pays. C’est la première fois qu’il est demandé à l’ensemble des pays de prendre des engagements.

Nous comptons aussi sur la mobilisation de tous, villes, Etats, ONG, société civile pour que cette Conférence des parties soit un succès et constitue l’une des avancées diplomatiques majeures de ce début de siècle. La France pour sa part ne ménagera pas ses efforts. L’état de santé des générations actuelles et futures en dépend.

C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs je salue une fois de plus vos travaux. Ils participent de cette nécessaire réflexion collective.

Eu desejo muito sucesso para o sétimo simposio de geografia da saude« saude, interações espaciais e saberes »,

Agradeço sua atenção.

publié le 11/12/2015

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